Personnes âgées : gare aux chutes !

Publié le par Dominique


Personnes âgées : gare aux chutes !
dans 78 % des cas, elles surviennent à domicile

Deux millions de personnes sont victimes de chute, chaque année. Ces accidents représentent un important facteur de perte d'autonomie chez la personne âgée. Le domicile peut alors devenir une source de danger. Quelques aménagements s'imposent.

IL n'y a pas d'âge pour chuter. Mais, il est avéré que chez les personnes de plus de 65 ans, la chute peut être plus ou moins importante, voire entraîner la mort.
Chaque année, deux millions de personnes sont victimes d'une chute. Passé 80 ans, c'est une personne sur deux qui est victime d'une chute.
Même si celle-ci n'entraîne pas systématiquement de séquelles physiques, la personne âgée perd peu à peu confiance en elle, limite ses déplacements au point de finir par s'isoler complètement.
Par conséquent, le risque de chute s'accroît d'autant, car ses muscles s'affaiblissent.
On estime qu'un tiers de ces accidents pourraient être évités par des précautions simples.
Le domicile : premier lieu responsable des chutes. - Dans 78 % des cas, les chutes des seniors surviennent à domicile. L'élément extérieur a pu être identifié comme étant à l'origine de l'accident, dans 72 % des cas observés : les premiers mis en cause, les revêtements de sol (34 %) sont suivis des escaliers (8 %) et des lits (6 %).
En effet, quelques causes de chutes sont clairement connues :
- Les glissades : elles sont provoquées par un sol glissant ou mouillé, des chaussures inadaptées ou des salles de bains non équipées de protection (tapis de bain et barres d'appui) ;
- Les trébuchements : ils sont dus aux différences de niveau du sol : escaliers, mais aussi carrelage et lattes de planchers qui se décollent, ou tapis, carpettes et descentes de lits ou encore fils électriques traînant au sol et insuffisances d'éclairage.
L'état de santé est lui-même cause de chutes. - L'affaiblissement des sens (l'ouïe, la vue), les rhumatismes et autres handicaps moteurs, effets secondaires des somnifères ou encore chutes de tension seraient des causes de chutes.
Quelques conseils à retenir
La plupart des chutes se produisent au domicile de la personne, souvent quand elle effectue des actions banales de la vie quotidienne (se lever de sa chaise, marcher…).
D'une façon générale dans la maison, il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas de petits meubles ou de petits objets qui encombrent les endroits de passage, les couloirs… De même pour les fils électriques, pour éviter de s'y prendre les pieds, il faut les fixer aux murs ou utilisez des range-fils.
Concernant les sols, le revêtement qui protège le mieux des effets d'une chute est la moquette. Pour les parquets, des tapis antidérapants peuvent être installés et en tout cas, mieux vaut éviter de cirer les sols.
De même pour l'escalier, une rampe, s'il n'y en a pas, peut être ajoutée.
Et puis, il faut rendre accessible tous les objets usuels : le téléphone, les ustensiles de cuisine, pour ne pas avoir à grimper sur une chaise, par exemple.
Autre point important : l'éclairage. Penser à multiplier les sources lumineuses, ne pas laisser de coins sombres et ne pas hésiter à installer des ampoules puissantes (75 ou 100 W).
Enfin, un dernier petit conseil : placez les numéros d'urgence dans un endroit accessible - Samu, numéro de votre médecin, de vos proches…
La salle de bain : c'est l'une des pièces les plus à risque, celle où ont lieu la plupart des chutes. S'agissant de la baignoire, il existe des tapis antidérapants, des pastilles autocollantes que l'on fixe au fond et qui vont prévenir les glissades. On peut aussi placer des barres d'appui, des poignées, près des toilettes et/ou de la baignoire.
La chambre : le lit ne doit être ni trop haut ni trop bas, pour pouvoir se lever et s'allonger facilement, et surtout, penser à retirer les descentes de lit, qui glissent facilement.
L'hygiène de vie
Pour garder son autonomie, deux choses sont fondamentales :
L'exercice physique. - Il doit continuer à être régulier même avec l'âge, que ce soit marcher, nager, faire de la gymnastique douce… Cela tonifie, assouplit. Les chutes auront moins de conséquences.
L'alimentation. - Avec l'âge, on a parfois tendance à moins diversifier et moins se nourrir. C'est une erreur car cela fragilise. Il faut manger trois repas par jour, consommer des produits laitiers, de la viande.
Comment parler de la chute ?
La chute est souvent un sujet tabou, symbole du vieillissement, de dépendance et de pertes d'autonomie.
Aborder cette question en consultation ou lors d'une visite à domicile, en insistant sur les moyens de la prévenir au quotidien, peut permettre de dédramatiser cet événement et d'ouvrir des discussions sur l'état de santé ou sur la qualité de vie de la personne âgée.
Une approche éducative est une stratégie efficace pour agir, de façon globale, sur les représentations et les comportements de santé des personnes âgées.
Cette démarche éducative s'appuie sur un diagnostic éducatif (*), psychologique, culturel et social.
Concernant les chutes, ce diagnostic doit permettre au professionnel d'identifier :
- les représentations du patient, ses croyances, ses attitudes et ses connaissances vis-à-vis de la chute et de ses conséquences, d'identifier aussi les effets du vieillissement propres à la personne âgée et des moyens de prévention ;
- le stade d'acceptation, par le patient, de son risque de chute ;
- et de comprendre les priorités du patient.
La relation ne se limite pas au soignant et au patient, mais doit aussi intégrer, autant que possible l'entourage familial.
Le diagnostic éducatif permet à la personne et au professionnel d'identifier ensemble les besoins, d'appréhender les différents aspects de sa personnalité, de prendre en compte ses demandes. Il s'agit d'explorer avec la personne ce qu'elle a, ce qu'elle fait, ce qu'elle sait, ce qu'elle croit, ce qu'elle ressent, ce dont elle a envie
IL n'y a pas d'âge pour chuter. Mais, il est avéré que chez les personnes de plus de 65 ans, la chute peut être plus ou moins importante, voire entraîner la mort.
Chaque année, deux millions de personnes sont victimes d'une chute. Passé 80 ans, c'est une personne sur deux qui est victime d'une chute.
Même si celle-ci n'entraîne pas systématiquement de séquelles physiques, la personne âgée perd peu à peu confiance en elle, limite ses déplacements au point de finir par s'isoler complètement.
Par conséquent, le risque de chute s'accroît d'autant, car ses muscles s'affaiblissent.
On estime qu'un tiers de ces accidents pourraient être évités par des précautions simples.
Le domicile : premier lieu responsable des chutes. - Dans 78 % des cas, les chutes des seniors surviennent à domicile. L'élément extérieur a pu être identifié comme étant à l'origine de l'accident, dans 72 % des cas observés : les premiers mis en cause, les revêtements de sol (34 %) sont suivis des escaliers (8 %) et des lits (6 %).
En effet, quelques causes de chutes sont clairement connues :
- Les glissades : elles sont provoquées par un sol glissant ou mouillé, des chaussures inadaptées ou des salles de bains non équipées de protection (tapis de bain et barres d'appui) ;
- Les trébuchements : ils sont dus aux différences de niveau du sol : escaliers, mais aussi carrelage et lattes de planchers qui se décollent, ou tapis, carpettes et descentes de lits ou encore fils électriques traînant au sol et insuffisances d'éclairage.
L'état de santé est lui-même cause de chutes. - L'affaiblissement des sens (l'ouïe, la vue), les rhumatismes et autres handicaps moteurs, effets secondaires des somnifères ou encore chutes de tension seraient des causes de chutes.
Quelques conseils à retenir
La plupart des chutes se produisent au domicile de la personne, souvent quand elle effectue des actions banales de la vie quotidienne (se lever de sa chaise, marcher…).
D'une façon générale dans la maison, il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas de petits meubles ou de petits objets qui encombrent les endroits de passage, les couloirs… De même pour les fils électriques, pour éviter de s'y prendre les pieds, il faut les fixer aux murs ou utilisez des range-fils.
Concernant les sols, le revêtement qui protège le mieux des effets d'une chute est la moquette. Pour les parquets, des tapis antidérapants peuvent être installés et en tout cas, mieux vaut éviter de cirer les sols.
De même pour l'escalier, une rampe, s'il n'y en a pas, peut être ajoutée.
Et puis, il faut rendre accessible tous les objets usuels : le téléphone, les ustensiles de cuisine, pour ne pas avoir à grimper sur une chaise, par exemple.
Autre point important : l'éclairage. Penser à multiplier les sources lumineuses, ne pas laisser de coins sombres et ne pas hésiter à installer des ampoules puissantes (75 ou 100 W).
Enfin, un dernier petit conseil : placez les numéros d'urgence dans un endroit accessible - Samu, numéro de votre médecin, de vos proches…
La salle de bain : c'est l'une des pièces les plus à risque, celle où ont lieu la plupart des chutes. S'agissant de la baignoire, il existe des tapis antidérapants, des pastilles autocollantes que l'on fixe au fond et qui vont prévenir les glissades. On peut aussi placer des barres d'appui, des poignées, près des toilettes et/ou de la baignoire.
La chambre : le lit ne doit être ni trop haut ni trop bas, pour pouvoir se lever et s'allonger facilement, et surtout, penser à retirer les descentes de lit, qui glissent facilement.
L'hygiène de vie
Pour garder son autonomie, deux choses sont fondamentales :
L'exercice physique. - Il doit continuer à être régulier même avec l'âge, que ce soit marcher, nager, faire de la gymnastique douce… Cela tonifie, assouplit. Les chutes auront moins de conséquences.
L'alimentation. - Avec l'âge, on a parfois tendance à moins diversifier et moins se nourrir. C'est une erreur car cela fragilise. Il faut manger trois repas par jour, consommer des produits laitiers, de la viande.
Comment parler de la chute ?
La chute est souvent un sujet tabou, symbole du vieillissement, de dépendance et de pertes d'autonomie.
Aborder cette question en consultation ou lors d'une visite à domicile, en insistant sur les moyens de la prévenir au quotidien, peut permettre de dédramatiser cet événement et d'ouvrir des discussions sur l'état de santé ou sur la qualité de vie de la personne âgée.
Une approche éducative est une stratégie efficace pour agir, de façon globale, sur les représentations et les comportements de santé des personnes âgées.
Cette démarche éducative s'appuie sur un diagnostic éducatif (*), psychologique, culturel et social.
Concernant les chutes, ce diagnostic doit permettre au professionnel d'identifier :
- les représentations du patient, ses croyances, ses attitudes et ses connaissances vis-à-vis de la chute et de ses conséquences, d'identifier aussi les effets du vieillissement propres à la personne âgée et des moyens de prévention ;
- le stade d'acceptation, par le patient, de son risque de chute ;
- et de comprendre les priorités du patient.
La relation ne se limite pas au soignant et au patient, mais doit aussi intégrer, autant que possible l'entourage familial.
Le diagnostic éducatif permet à la personne et au professionnel d'identifier ensemble les besoins, d'appréhender les différents aspects de sa personnalité, de prendre en compte ses demandes. Il s'agit d'explorer avec la personne ce qu'elle a, ce qu'elle fait, ce qu'elle sait, ce qu'elle croit, ce qu'elle ressent, ce dont elle a envie
IL n'y a pas d'âge pour chuter. Mais, il est avéré que chez les personnes de plus de 65 ans, la chute peut être plus ou moins importante, voire entraîner la mort.
Chaque année, deux millions de personnes sont victimes d'une chute. Passé 80 ans, c'est une personne sur deux qui est victime d'une chute.
Même si celle-ci n'entraîne pas systématiquement de séquelles physiques, la personne âgée perd peu à peu confiance en elle, limite ses déplacements au point de finir par s'isoler complètement.
Par conséquent, le risque de chute s'accroît d'autant, car ses muscles s'affaiblissent.
On estime qu'un tiers de ces accidents pourraient être évités par des précautions simples.
Le domicile : premier lieu responsable des chutes. - Dans 78 % des cas, les chutes des seniors surviennent à domicile. L'élément extérieur a pu être identifié comme étant à l'origine de l'accident, dans 72 % des cas observés : les premiers mis en cause, les revêtements de sol (34 %) sont suivis des escaliers (8 %) et des lits (6 %).
En effet, quelques causes de chutes sont clairement connues :
- Les glissades : elles sont provoquées par un sol glissant ou mouillé, des chaussures inadaptées ou des salles de bains non équipées de protection (tapis de bain et barres d'appui) ;
- Les trébuchements : ils sont dus aux différences de niveau du sol : escaliers, mais aussi carrelage et lattes de planchers qui se décollent, ou tapis, carpettes et descentes de lits ou encore fils électriques traînant au sol et insuffisances d'éclairage.
L'état de santé est lui-même cause de chutes. - L'affaiblissement des sens (l'ouïe, la vue), les rhumatismes et autres handicaps moteurs, effets secondaires des somnifères ou encore chutes de tension seraient des causes de chutes.
Quelques conseils à retenir
La plupart des chutes se produisent au domicile de la personne, souvent quand elle effectue des actions banales de la vie quotidienne (se lever de sa chaise, marcher…).
D'une façon générale dans la maison, il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas de petits meubles ou de petits objets qui encombrent les endroits de passage, les couloirs… De même pour les fils électriques, pour éviter de s'y prendre les pieds, il faut les fixer aux murs ou utilisez des range-fils.
Concernant les sols, le revêtement qui protège le mieux des effets d'une chute est la moquette. Pour les parquets, des tapis antidérapants peuvent être installés et en tout cas, mieux vaut éviter de cirer les sols.
De même pour l'escalier, une rampe, s'il n'y en a pas, peut être ajoutée.
Et puis, il faut rendre accessible tous les objets usuels : le téléphone, les ustensiles de cuisine, pour ne pas avoir à grimper sur une chaise, par exemple.
Autre point important : l'éclairage. Penser à multiplier les sources lumineuses, ne pas laisser de coins sombres et ne pas hésiter à installer des ampoules puissantes (75 ou 100 W).
Enfin, un dernier petit conseil : placez les numéros d'urgence dans un endroit accessible - Samu, numéro de votre médecin, de vos proches…
La salle de bain : c'est l'une des pièces les plus à risque, celle où ont lieu la plupart des chutes. S'agissant de la baignoire, il existe des tapis antidérapants, des pastilles autocollantes que l'on fixe au fond et qui vont prévenir les glissades. On peut aussi placer des barres d'appui, des poignées, près des toilettes et/ou de la baignoire.
La chambre : le lit ne doit être ni trop haut ni trop bas, pour pouvoir se lever et s'allonger facilement, et surtout, penser à retirer les descentes de lit, qui glissent facilement.
L'hygiène de vie
Pour garder son autonomie, deux choses sont fondamentales :
L'exercice physique. - Il doit continuer à être régulier même avec l'âge, que ce soit marcher, nager, faire de la gymnastique douce… Cela tonifie, assouplit. Les chutes auront moins de conséquences.
L'alimentation. - Avec l'âge, on a parfois tendance à moins diversifier et moins se nourrir. C'est une erreur car cela fragilise. Il faut manger trois repas par jour, consommer des produits laitiers, de la viande.
Comment parler de la chute ?
La chute est souvent un sujet tabou, symbole du vieillissement, de dépendance et de pertes d'autonomie.
Aborder cette question en consultation ou lors d'une visite à domicile, en insistant sur les moyens de la prévenir au quotidien, peut permettre de dédramatiser cet événement et d'ouvrir des discussions sur l'état de santé ou sur la qualité de vie de la personne âgée.
Une approche éducative est une stratégie efficace pour agir, de façon globale, sur les représentations et les comportements de santé des personnes âgées.
Cette démarche éducative s'appuie sur un diagnostic éducatif (*), psychologique, culturel et social.
Concernant les chutes, ce diagnostic doit permettre au professionnel d'identifier :
- les représentations du patient, ses croyances, ses attitudes et ses connaissances vis-à-vis de la chute et de ses conséquences, d'identifier aussi les effets du vieillissement propres à la personne âgée et des moyens de prévention ;
- le stade d'acceptation, par le patient, de son risque de chute ;
- et de comprendre les priorités du patient.
La relation ne se limite pas au soignant et au patient, mais doit aussi intégrer, autant que possible l'entourage familial.
Le diagnostic éducatif permet à la personne et au professionnel d'identifier ensemble les besoins, d'appréhender les différents aspects de sa personnalité, de prendre en compte ses demandes. Il s'agit d'explorer avec la personne ce qu'elle a, ce qu'elle fait, ce qu'elle sait, ce qu'elle croit, ce qu'elle ressent, ce dont elle a envie
IL n'y a pas d'âge pour chuter. Mais, il est avéré que chez les personnes de plus de 65 ans, la chute peut être plus ou moins importante, voire entraîner la mort.
Chaque année, deux millions de personnes sont victimes d'une chute. Passé 80 ans, c'est une personne sur deux qui est victime d'une chute.
Même si celle-ci n'entraîne pas systématiquement de séquelles physiques, la personne âgée perd peu à peu confiance en elle, limite ses déplacements au point de finir par s'isoler complètement.
Par conséquent, le risque de chute s'accroît d'autant, car ses muscles s'affaiblissent.
On estime qu'un tiers de ces accidents pourraient être évités par des précautions simples.
Le domicile : premier lieu responsable des chutes. - Dans 78 % des cas, les chutes des seniors surviennent à domicile. L'élément extérieur a pu être identifié comme étant à l'origine de l'accident, dans 72 % des cas observés : les premiers mis en cause, les revêtements de sol (34 %) sont suivis des escaliers (8 %) et des lits (6 %).
En effet, quelques causes de chutes sont clairement connues :
- Les glissades : elles sont provoquées par un sol glissant ou mouillé, des chaussures inadaptées ou des salles de bains non équipées de protection (tapis de bain et barres d'appui) ;
- Les trébuchements : ils sont dus aux différences de niveau du sol : escaliers, mais aussi carrelage et lattes de planchers qui se décollent, ou tapis, carpettes et descentes de lits ou encore fils électriques traînant au sol et insuffisances d'éclairage.
L'état de santé est lui-même cause de chutes. - L'affaiblissement des sens (l'ouïe, la vue), les rhumatismes et autres handicaps moteurs, effets secondaires des somnifères ou encore chutes de tension seraient des causes de chutes.
Quelques conseils à retenir
La plupart des chutes se produisent au domicile de la personne, souvent quand elle effectue des actions banales de la vie quotidienne (se lever de sa chaise, marcher…).
D'une façon générale dans la maison, il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas de petits meubles ou de petits objets qui encombrent les endroits de passage, les couloirs… De même pour les fils électriques, pour éviter de s'y prendre les pieds, il faut les fixer aux murs ou utilisez des range-fils.
Concernant les sols, le revêtement qui protège le mieux des effets d'une chute est la moquette. Pour les parquets, des tapis antidérapants peuvent être installés et en tout cas, mieux vaut éviter de cirer les sols.
De même pour l'escalier, une rampe, s'il n'y en a pas, peut être ajoutée.
Et puis, il faut rendre accessible tous les objets usuels : le téléphone, les ustensiles de cuisine, pour ne pas avoir à grimper sur une chaise, par exemple.
Autre point important : l'éclairage. Penser à multiplier les sources lumineuses, ne pas laisser de coins sombres et ne pas hésiter à installer des ampoules puissantes (75 ou 100 W).
Enfin, un dernier petit conseil : placez les numéros d'urgence dans un endroit accessible - Samu, numéro de votre médecin, de vos proches…
La salle de bain : c'est l'une des pièces les plus à risque, celle où ont lieu la plupart des chutes. S'agissant de la baignoire, il existe des tapis antidérapants, des pastilles autocollantes que l'on fixe au fond et qui vont prévenir les glissades. On peut aussi placer des barres d'appui, des poignées, près des toilettes et/ou de la baignoire.
La chambre : le lit ne doit être ni trop haut ni trop bas, pour pouvoir se lever et s'allonger facilement, et surtout, penser à retirer les descentes de lit, qui glissent facilement.
L'hygiène de vie
Pour garder son autonomie, deux choses sont fondamentales :
L'exercice physique. - Il doit continuer à être régulier même avec l'âge, que ce soit marcher, nager, faire de la gymnastique douce… Cela tonifie, assouplit. Les chutes auront moins de conséquences.
L'alimentation. - Avec l'âge, on a parfois tendance à moins diversifier et moins se nourrir. C'est une erreur car cela fragilise. Il faut manger trois repas par jour, consommer des produits laitiers, de la viande.
Comment parler de la chute ?
La chute est souvent un sujet tabou, symbole du vieillissement, de dépendance et de pertes d'autonomie.
Aborder cette question en consultation ou lors d'une visite à domicile, en insistant sur les moyens de la prévenir au quotidien, peut permettre de dédramatiser cet événement et d'ouvrir des discussions sur l'état de santé ou sur la qualité de vie de la personne âgée.
Une approche éducative est une stratégie efficace pour agir, de façon globale, sur les représentations et les comportements de santé des personnes âgées.
Cette démarche éducative s'appuie sur un diagnostic éducatif (*), psychologique, culturel et social.
Concernant les chutes, ce diagnostic doit permettre au professionnel d'identifier :
- les représentations du patient, ses croyances, ses attitudes et ses connaissances vis-à-vis de la chute et de ses conséquences, d'identifier aussi les effets du vieillissement propres à la personne âgée et des moyens de prévention ;
- le stade d'acceptation, par le patient, de son risque de chute ;
- et de comprendre les priorités du patient.
La relation ne se limite pas au soignant et au patient, mais doit aussi intégrer, autant que possible l'entourage familial.
Le diagnostic éducatif permet à la personne et au professionnel d'identifier ensemble les besoins, d'appréhender les différents aspects de sa personnalité, de prendre en compte ses demandes. Il s'agit d'explorer avec la personne ce qu'elle a, ce qu'elle fait, ce qu'elle sait, ce qu'elle croit, ce qu'elle ressent, ce dont elle a envie
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